19 eme assemblée générale de l’ OPDAS

Mon discours lors de la 19 eme assemblée générale de l’ OPDAS

Discours: 

Excellences, Mesdames les Premières Dames,

Chers partenaires,

Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureuse d’être avec vous aujourd’hui, à l’occasion de la 19ème Assemblée Générale de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/Sida, qui se tient ici à Addis Abeba en marge du Sommet de l’Union Africaine.

Je voudrais avant tout propos, saluer notre soeur Madame Roman ABNEH, Première Dame de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, qui nous accueille dans son beau pays, et la remercier sincèrement pour son hospitalité.

Je souhaiterais ensuite, saluer notre sœur, Madame Gertrude MUTHARIKA, Première Dame de la République du Malawi, et la remercier pour le dynamisme avec lequel elle assure la Présidence de notre organisation. J’adresse également mes vives félicitations à ma sœur, pour sa récente élection à la tête de l’OPDAS. Je lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Mes salutations vont aussi à toutes mes sœurs, Premières Dames des pays membres de l’OPDAS présentes pour l’occasion.

Je salue enfin, l’ensemble des partenaires techniques et financiers de l’OPDAS, qui soutiennent nos actions et nous accompagnent dans nos projets de santé publique.

 

Mes chères sœurs,

C’est avec beaucoup de fierté, que je note la remarquable mobilisation dont fait preuve notre organisation, pour le bien-être de nos populations. Je me réjouis également de notre engagement, en vue de tirer le meilleur profit du dividende démographique de notre continent, et particulièrement en ce qui concerne la santé des jeunes et des adolescents.

Le thème de notre second dialogue, à savoir : « Quel est le rôle des Premières Dames africaines dans la facilitation des investissements dans la santé des secteurs privés ? », est d’une importance capitale.

En effet, il s’agit à travers ces échanges, de susciter d’avantage notre implication dans la promotion des investissements du secteur privé pour la santé de nos populations.

Aussi, notre engagement commun devrait-il aboutir à la mise en place de politiques et de stratégies basées sur un partenariat public-privé, en vue de lutter efficacement contre la pandémie du VIH/sida.

 

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, les gouvernements de nos pays respectifs consentent depuis plusieurs années, de nombreux efforts en faveur de la santé des populations, et particulièrement en ce qui concerne l’élimination du VIH/SIDA.

Pour sa part, l’ONUSIDA a lancé l’objectif 90-90-90, pour l’éradication du VIH/sida, d’ici à 2020. Toutefois, cette problématique du VIH/sida dans nos pays est si complexe, qu’il est impératif de rechercher de nouvelles ressources pour atteindre cet objectif.

Dans cette optique, notre rôle en tant que Premières Dames est de conduire des plaidoyers, pour contribuer à la mobilisation de ressources matérielles, financières et humaines tant aux niveaux national qu’international, afin d’appuyer nos gouvernements.

De cette façon, ces plaidoyers auprès de partenaires privés permettront de mieux équiper nos hôpitaux et centre de santé, en matériel moderne et adéquat.

Je citerai à titre d’exemple, le cas de mon pays la Côte d’Ivoire, qui vient de bénéficier d’une dotation de la société MERCK pour l’hôpital Mère-Enfant de Bingerville. Je salue d’ailleurs, la présence de son Président, le Professeur HAVERKAMP ici présent.

Nous avons pu bénéficier aussi, d’une dotation de « points of care ». Il s’agit d’appareils médicaux performants, facilitant le diagnostic précoce et rapide du VIH/Sida chez les nourrissons. Ce qui favorise la prise en charge immédiate des bébés.

Cette action salutaire a été rendue possible grâce à une collaboration avec l’entreprise ALERE, l’Organisation Internationale UNITAID et la Fondation Elizabeth GLAZER, dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Dans ce même contexte, et en ma qualité d’Ambassadeur spécial de l’ONUSIDA, pour l’Elimination de la Transmission Mère-Enfant du VIH et pour la Promotion du Traitement Pédiatrique, il m’apparait inadmissible que de nos jours, nos enfants soient traités avec des médicaments normalement destinés aux adultes.

C’est pourquoi, j’invite sans cesse les firmes pharmaceutiques et nos généreux partenaires, à renforcer la mise à disposition d’antirétroviraux, spécifiquement dans leur forme pédiatrique, pour une meilleure prise en charge de nos enfants.

 

Mes Chères sœurs,

Outre l’augmentation des ressources matérielles et financières, notre plaidoyer porte également sur le renforcement des capacités de nos ressources humaines.

En effet, si nous voulons continuer à obtenir de bons résultats en matière de lutte contre le VIH/sida, il est primordial que toutes les ressources humaines impliquées dans le processus d’élimination de ce fléau (c’est-à-dire, notre personnel médical et enseignant, nos leaders communautaires et religieux) bénéficient de formations régulières, pour une prise en charge adéquate des populations en termes de prévention et de traitement.

A ce titre, je voudrais féliciter et encourager les partenaires engagés dans l’initiative « All In », qui contribue à la sensibilisation des adolescents sur leurs droits sexuels, ainsi que sur la santé de la reproduction. Ce qui permettra d’obtenir une réduction du taux de prévalence dans cette tranche d’âge.

 

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurais clore mon propos, sans réitérer mes remerciements à tous les partenaires du secteur privé, qui apportent un appui significatif à l’OPDAS dans l’atteinte de ses objectifs.

Je reste convaincue que c’est ensemble que nous parviendrons à éradiquer le VIH/Sida de notre continent.

 

Je vous remercie.