72eme assemblée générale des nations unies réunion deL’OPDAS

72eme assemblée générale des nations unies réunion de L’OPDAS

Discours: 

Excellences, Mesdames les Premières Dames,
Chers partenaires,
Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis d’être avec vous aujourd’hui, à l’occasion de cette réunion de l’OPDAS, qui se tient en marge de la 72ème Assemblée Générale des Nations Unies, à New-York.

Je voudrais avant tout propos, saluer mes sœurs Premières Dames des pays membres de l’OPDAS, rassemblées en cette importante occasion, ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers de notre organisation présents à nos côtés.

Mesdames et Messieurs,

Dans la continuité des réflexions menées à Addis-Abeba en juillet dernier, l’objet de notre rencontre de ce matin est d’échanger sur la mise en place d’un partenariat mondial efficace, en vue d’exploiter le dividende démographique en Afrique, pour mettre fin au VIH/Sida d’ici 2030.

En effet, selon les dernières perspectives démographiques mondiales des Nations Unies, les jeunes de moins de 25 ans, représentent en 2017, 60% de la population africaine. Et la question est de savoir comment cette frange importante de notre population peut constituer une force vive et un atout pour notre continent ?

Car aujourd’hui, force est de constater que la jeunesse de notre continent demeure vulnérable. Elle reste exposée dans une certaine mesure à la précarité, au faible niveau d’éducation, ainsi qu’au déficit de prise en charge sanitaire pour certaines pathologies.

En effet, les données de juin 2017 communiquées par l’ONUSIDA, indiquent que sur les 4 500 nouvelles infections à VIH enregistrées en Afrique, 37% se situent chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Un autre rapport récent de l’institution établit également, que les maladies associées au sida sont la principale cause de décès chez nos adolescents. Les jeunes restent donc beaucoup plus exposés à cette pandémie que les autres tranches d’âge.
Face à ce constat, il nous apparait primordial d’unir nos efforts et d’intensifier nos actions, afin d’améliorer les conditions de vie des jeunes et des adolescents en Afrique.

Mes chères sœurs,
Mesdames et Messieurs,

Pour récolter le dividende démographique en vue de mettre fin au VIH/Sida, il faut nécessairement investir davantage en faveur de notre jeunesse, conformément à la feuille de route de l’Union Africaine.
Ces actions prioritaires concernent particulièrement les domaines de l’éducation, de la santé et de l’autonomisation financière.

En effet, éduquer les jeunes pour mettre fin au VIH/Sida, c’est d’abord les sensibiliser afin d’éviter de nouvelles infections :

- Premièrement en intensifiant l’offre de services de prévention ciblant les jeunes et les adolescents, à travers une communication accrue sur le changement de comportement, orientée vers cette tranche d’âge.
Le succès de cette démarche inclut l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, afin de toucher les jeunes là où ils se trouvent, via internet et les réseaux sociaux.

En effet, nous savons qu’en Afrique, tous nos jeunes, quel que soit leur niveau social et scolaire, disposent d’un téléphone portable et se connectent régulièrement à internet.

- Deuxièmement, en favorisant une protection sociale pour toutes les pathologies liées au VIH/Sida, avec un accent particulier sur l’accès aux soins et surtout aux médicaments, particulièrement en milieu rural.

- En troisième lieu, il faudrait également promouvoir l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive, notamment en sensibilisant davantage les jeunes femmes en âge de procréer quant à l’importance du planning familial, et la prévention des grossesses précoces par la mise à disposition de moyens de contraception.

A ce stade de mon propos, je voudrais faire un plaidoyer auprès de nos gouvernements en ce qui concerne la gratuité des contraceptifs dans les différents programmes, comme pour les antirétroviraux.

- Quatrièmement, en renforçant la prise en charge des jeunes vivants avec le VIH/sida, par le développement de structures sanitaires intégrées dans nos pays.

Par exemple en Côte d’Ivoire, le Gouvernement a autorisé la délégation des tâches qui permet à tous les professionnels de santé de prescrire aux patients, des antirétroviraux pour le traitement des maladies opportunistes telles que la tuberculose et l’hépatite.
- Enfin, nos efforts doivent également porter sur l’élimination des violences basées sur le genre, avec un accent particulier sur le traitement des fistules obstétricales qui représentent un réel problème de santé publique dans beaucoup de nos pays. Les femmes qui en sont victimes, devraient être prises en charge pour leur réintégration sociale.

Mesdames et Messieurs,

Toutes ces actions en faveur de nos jeunes seront d’autant plus réalisables, si nous leur permettons d’avoir une autonomie financière.
En Côte d’Ivoire, cette question a été prise à bras le corps par le Fonds « Agir pour les jeunes » et le « FAFCI », Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire créé en 2012 pour nos femmes.

Mes chères sœurs,

Je voudrais pour terminer, me féliciter de l’engagement et de la détermination dont nous faisons preuve, pour mener à bien cette noble cause qu’est celle d’unir nos énergies, pour mettre fin au VIH/Sida d’ici 2030.

J’ai foi qu’ensemble, nous y parviendrons.

Je vous remercie.