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Journée Internationale de la femme du 8 mars 2011

Mesdames et Messieurs,

Chères mères, chères sœurs, chères filles,

Je ne saurais commencer cette adresse sans exprimer mes profondes condoléances et mes vœux de compassion à l’égard des enfants et des familles des femmes tombées à Abobo, pour la liberté.

Je voudrais traduire aussi aux blessées mes vœux de prompt rétablissement et à tous mon soutien dans ces moments difficiles qui nous affectent tous.

Mon indignation est grande et ma tristesse infinie devant tant de violence que rien ne justifie.

A la faveur de cette  Journée Internationale de la Femme 2011, à un moment où certaines nations célèbrent le centenaire de cet événement qui marque la prise en compte des droits des femmes, j’aurais voulu prendre la parole pour vous exprimer ma satisfaction de voir la condition féminine s’améliorer en Côte d’Ivoire.

J’aurais été heureuse de constater que les  droits des femmes sont respectés et que la présence des femmes est plus que jamais indispensable dans notre pays.

Malheureusement, nous sommes encore bien loin de cet Etat de droit auquel nous aspirons pour nos braves populations et la condition des femmes en particulier est véritablement bafouée.

En effet, des Ivoiriens et Ivoiriennes qui ne demandaient que le respect de leurs droits les plus élémentaires, leur droit au développement, leur droit à la liberté d’expression, leur droit à faire valoir leur choix pour le Président Alassane OUATTARA, se sont vus sauvagement abattus.

Pire encore, de braves femmes, fatiguées de subir l’égoïsme, la violence et la misère, se sont levées pour  faire entendre leur volonté de vivre dans un pays de paix, un pays qui leur offre, ainsi qu’à leurs enfants et leurs époux de meilleures conditions de vie, un pays qui travaille avec elles et pour le peuple.

Fatiguées, ces braves femmes ont marché avec des rameaux d’olivier, symbole de paix et de réconciliation pour exprimer pacifiquement leur volonté de voir enfin s’opérer la renaissance de notre pays.

En réponse à  leurs chants de liberté, des femmes Ivoiriennes, tendres mères et épouses bien-aimées ont été sauvagement fauchées dans leur élan maternel pour sauver leurs enfants.

Chères mères, chères sœurs, chères filles, des femmes comme vous et moi sont mortes, assassinées  parce qu’elles voulaient que cessent les souffrances du peuple Ivoirien.

Ces injustices et ces horreurs ne sauraient continuer. Femmes de Côte d’Ivoire, pour la mémoire de nos sœurs tombées, nous devons rester debout.

Pour la sauvegarde de nos droits et pour le bien-être de nos familles, bous devons restées unies.

Et pour que la démocratie ne soit pas bâillonnée, nous devons continuer de crier notre indignation face à nos souffrances.

Mesdames et messieurs, vous le savez, là ou les femmes se sont levées, les montagnes ont bougées et les géants sont tombés.

Alors chères sœurs, les montagnes qui nous barrent la route au développement vont disparaitre parce que nous l’aurons voulu.

Que nos voix résonnent en chœur pour que se taise les fusils de la haine et que naisse l’amour dans les cœurs de ceux qui veulent entrainer le pays dans leur chute.

Aucune femme, source de vie ne doit rester en marge de cet élan pour la vie. Que vous soyer du sud, du nord, de l’est du centre ou de l’ouest, vous devez refuser de laisser commettre ces atrocités contre nos sœurs et nos enfants.

Je ne voudrais pas terminer, chères sœurs, sans vous témoigner mon admiration à l’égard de votre courage et de votre détermination à œuvrer pour faire prévaloir la démocratie dans notre pays. Que Dieu vous bénisse,

Je vous remercie.

 

 

 

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